Le secteur énergétique au Maroc a le vent en poupe, selon CNN. Avec 35% de son énergie issus de sources renouvelables grâce à des sites comme la centrale solaire Noor Ouarzazate, le Maroc est sur la voie d’atteindre son objectif de porter à 42% la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique à l’horizon 2020, affirme la chaîne américaine dans son édition électronique.

Dans un reportage intitulé « Le Maroc sur la bonne voie avec la plus grande centrale solaire concentrée au monde », la chaîne affirme que le Royaume, dont les combustibles fossiles importés couvraient jusqu’ici 97% de ses besoins énergétiques, selon la Banque mondiale, souhaite diversifier ses sources énergétiques et devenir un leader mondial en matière des énergies renouvelables.

En conséquence, ajoute la même source, le pays s’est fixé l’un des objectifs énergétiques les plus ambitieux au monde, celui de porter la part des sources renouvelables à 42% de son mix énergétique d’ici 2020.

En plus d’être le pays hôte d’une Formula ePrix, une course de voitures électriques dont la 3ème édition s’est déroulée en janvier à Marrakech, le Maroc abrite également le plus grand parc solaire au monde, écrit la publication.

Construit sur une superficie de plus de 3.000 hectares, soit l’équivalent de 3.500 terrains de football, le complexe Noor-Ouarzazate produit suffisamment d’électricité pour alimenter une ville de la taille de Prague, ou deux fois plus que celle de Marrakech.

Situé aux portes du désert du Sahara, le complexe fournit 580 mégawatts, évitant ainsi à la planète 760.000 tonnes d’émissions de carbone. Sa tour de 243 mètres, la plus haute d’Afrique, contient du sel fondu pour créer de l’énergie, ajoute CNN, précisant que contrairement aux panneaux solaires classiques qui fournissent de l’énergie directement au réseau, les miroirs incurvés concentrent le rayonnement sur les tubes thermiques de fluide pompés vers une unité de puissance. L’unité conserve l’énergie nécessaire pour une utilisation ultérieure, en particulier la nuit lorsque la demande est plus importante.

Un cylindre plein de sel est fondu par la chaleur des miroirs pendant la journée et reste assez chaud la nuit pour fournir jusqu’à trois heures de puissance, selon la Banque mondiale, qui a financé la construction de l’usine avec un prêt de 400 millions de dollars, auxquels s’ajoutent 216 millions de dollars provenant du Fonds pour les technologies propres.

« La demande en électricité a doublé depuis 2010 et, à l’horizon 2030, nous voulons que le Maroc soit l’un des premiers pays au monde où les énergies renouvelables dépassent la part des combustibles fossiles », a déclaré à la chaîne Yassir Badih, responsable à l’Agence marocaine de l’énergie durable (Masen).

Source : challenge.ma