• Ce projet est inspiré d’une initiative testée au Québec qui a rencontré un vif succès.
  • Avec la bénédiction du rectorat, 225 collégiens et lycéens du Lot-et-Garonne participeront.
  • Le dispositif pourrait aussi permettre d’orienter ces jeunes vers des carrières dans le milieu professionnel du jeu vidéo.

Soigner le mal par le mal et utiliser la création de jeux vidéo pour prévenir le décrochage scolaire : l’idée importée du Canada va être expérimentée en Nouvelle-Aquitaine dans neuf établissements. Cette initiative se réalisera en partenariat avec une association franco-québécoise et le géant européen du secteur, Ubisoft, qui a récemment implanté une antenne à Bordeaux.

Ce projet pédagogique, lancé mardi dans le studio bordelais d’Ubisoft, vise à tordre le cou à l’idée que le jeu vidéo est trop souvent à l’origine du décrochage scolaire. Ainsi, 225 collégiens et lycéens du Lot-et-Garonne participeront, avec la bénédiction du rectorat, à cette expérimentation menée par les enseignants qui seront épaulés par trois étudiants « mentors » recrutés par l’association partenaire du projet, Fusion Jeunesse.

« Rester motivés tout au long de l’année »

Cette initiative vise à stimuler « l’engagement social et la persévérance scolaire, par le biais de la création de jeux vidéo », pour permettre aux jeunes de « rester motivés tout au long de l’année », explique-t-on au conseil régional qui a financé la quasi-totalité du projet avec une subvention de 120.000 euros, correspondant à « 90 % du budget total ».

« Les jeunes sont ainsi amenés à créer un récit interactif et un prototype de jeu, en passant par les différentes étapes de la création de jeux vidéo telles que le design de jeu, le design de niveau, la programmation et la création d’images et de sons originaux », précise l’association Fusion Jeunesse.

« Aiguiller les élèves vers des carrières méconnues »

Mais il ne s’agit pas seulement de maintenir les élèves dans le système éducatif, « ce projet permet aussi de les aiguiller vers des carrières méconnues dans un secteur pourvoyeur d’emplois », fait également valoir la région.

Ce projet, pilote en France, a vu le jour en 2014-15 dans une école secondaire de Montréal, l’Académie Dunton, avec 22 participants. Ce fut un tel succès que cinq autres écoles canadiennes ont rejoint le projet en 2015-16. Et en 2017-2018, 400 élèves de 20 écoles du Québec « ont créé de A à Z plus de 70 jeux vidéo », selon l’association.

Source : 20minutes.fr