• Elle sera étendue sur 200 hectares supplémentaires
  • A terme, elle s’étalera sur 500 hectares
  • De l’automobile, mais aussi des énergies renouvelables avec Siemens Gamesa

200 hectares de plus pour la Tan­ger Automotive City, TAC. L’extension lancée l’an dernier vient d’être entérinée par le Conseil de gouvernement. Ce der­nier a modifié le décret relatif à la mise en place de «Tanger Automotive City», afin d’étendre le caractère de zone franche du terrain actuel à l’extension. En effet, le caractère territorial de zone franche est délimité de manière très précise, et il fal­lait éviter toute confusion à ce sujet.

A terme, la superficie totale de TAC atteindra 500 hectares, ce qui en fera la plus grande zone franche du pays, devan­çant les autres zones comme Tanger Free Zone (TFZ). Selon des sources proches du management de TAC, cette extension vient en avance de 5 ans par rapport au planning initial qui prévoyait une satura­tion de la superficie actuelle vers 2024.

La TAC fait partie du projet de la grande plateforme industrielle TangerMed. Située à proximité de l’usine Renault, et à environ 25 km du port TangerMed, la zone s’étend sur une superficie de 309 hectares dont 178 en zone franche. L’in­vestissement total à aujourd’hui atteint les 6,5 milliards de DH, avec la création de plus de 7.000 emplois.

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Le développement du secteur automo­bile est l’une des raisons qui expliquent cette accélération de la cadence. C’est le cas avec l’usine mitoyenne de Renault. Le constructeur automobile y construit un peu plus du dixième de sa production mondiale avec près de 320.000 unités en 2018, et l’espoir de dépasser ce score lors de l’exer­cice actuel.

Cette accélération a entraîné une demande accrue pour le foncier indus­triel, surtout de la part des fournisseurs de rang 1 du constructeur automobile, qui optent pour une plateforme de production idéalement située à quelques kilomètres à peine de l’usine. Parmi eux Varroc, spé­cialiste de l’éclairage, TE Connectivity, connecteurs, Valeo ou encore Kansai, l’opérateur japonais dont le coeur de métier est la peinture.

Mais la zone, malgré son nom, n’est pas réservée exclusivement à l’industrie automobile. Le géant des énergies vertes, Siemens Gamesa, y a installé en 2017 la première usine de pales d’éoliennes, avec un investissement de plus d’un milliard de DH. La production est d’environ 650 pales par an dans ce qui constitue l’un des métiers les plus pointus en la matière.

En effet, les procédés de fabrication figurent parmi les plus développés adossés à des procédures de transport et d’écoulement des plus contraignantes, vu les dimensions du produit final (plus de 65 mètres de long). Un exercice dans lequel la zone et la région en général ont réussi à relever le défi.

15 unités en chantier

A terme, ce sont 15 projets d’unités dédiées à l’automobile qui seront lan­cés dans la zone industrielle TAC. Leur entrée en service se fera avant la fin de l’année, selon le management de la zone. Ces unités représentent l’équivalent de 300.000 m² de plancher industriel, avec à la clé la création de 4.300 emplois.
Parmi ceux qui s’installent, l’on peut citer aussi des entreprises turques, comme Martur Fompack qui travaille dans le secteur des mousses pour auto­mobile, et qui est connu pour être l’un des principaux producteurs de sièges automobile dans le monde. Il s’implante dans un bâtiment à la TAC sur 20.000 m². L’investissement prévu avoisine les 110 millions de DH, avec la création de 700 emplois.
Autre projet en cours, celui de Mebant Perla, un sous-traitant roumain spécialisé dans la transformation de mousse d’isolation pour l’automobile depuis 1985. Lui aussi vient de lancer les travaux de construction de son site à la TAC, avec un investissement de 77 millions de DH pour la première phase de son projet, selon le groupe TangerMed.

Ali ABJIOU

Source : leconomiste.com

Comments

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